Entre vous tous gens de la ville
Entre vous tous, gens de la ville,
Eh ! Ne vous estimez pas tant !
Vous nous traitez tous d’imbéciles,
Nous pourrions vous en dire autant.
Eh ! Ne vous z’este, z’este, z’este,
Eh ! Ne vous estimez pas tant !
Si vous avez de bell’s dentelles,
Eh ! Ne vous estimez pas tant !
Les nôtres ne sont pas si belles,
Mais nous d’vons rien aux marchands.
Eh ! Ne vous z’este, z’este, z’este,
Eh ! Ne vous estimez pas tant !
Si vous vous mettez de la poudre,
Eh ! Ne vous estimez pas tant !
Quand nous allons au moulin moudre,
Nous pourrions en avoir autant.
Eh ! Ne vous z’este, z’este, z’este,
Eh ! Ne vous estimez pas tant !
Si vous avez un biau plumaige,
Eh ! Ne vous estimez pas tant !
Car les coqs de notre village
Font les frais d’ vot’ harnachement.
Eh ! Ne vous z’este, z’este, z’este,
Eh ! Ne vous estimez pas tant !
Si vous avez de belles glaces,
Eh ! Ne vous estimez pas tant !
On y voit souvent d’vilain’s faces,
Qui s’en vont bouter devant.
Eh ! Ne vous z’este, z’este, z’este,
Eh ! Ne vous estimez pas tant !